Sun Kil Moon – This Is My Dinner

Il faudra s’y habituer à ce que l’on ait une nouvelle livraison discographique de Mark Kozelek ou de Sun Kil Moon chaque année, qu’on le veuille ou non. Toujours aussi productif et toujours aussi grande gueule, il multiplie les albums et les récits à tout bout de champ. Après son nouvel album solo en mai dernier (que je chroniquerai si j’ai vraiment la foi), il revient avec son groupe de toujours avec son 1003024ème album This Is my Dinner.

Contrairement à son double-album prédécesseur long et lourdingue Common As Light And Love Are Red Valleys of Blood (chroniqué ici), Sun Kil Moon se veut être plus direct et part moins dans tous les sens. Mais ça n’empêche pas d’être aussi longuet avec ces dix nouvelles compositions qui dépassent presque tous les dix minutes avec les ambiances plus intimistes et plus lo-fi de « This Is Not Possible », « Copenhagen » et autres « Linda Blair » où le piano et les guitares acoustiques sont relayés au premier plan.

Une fois de plus, Mark Kozelek nous gave encore des récits et autres souvenirs entre son avis sur l’actualité, son amour pour les tournées et la Scandinavie avec le plus court « David Cassidy » où il alterne le chant et les « MAKE SOME FUCKING NOISE » à tout bout de champ ou « Soap For Joyful Hands ». This Is My Dinner compte également des reprises plutôt étranges avec un « Come On Get Happy » de The Partridge Family ne durant à peine 1 minute ou encore celle de « Rock’n’Roll Singer » d’AC/DC qui est le seul moment électrique de cet opus où il s’amuse à tenir la note pendant une minute avant que tout le groupe envoie tout valser.

Tout ceci pour dire que Sun Kil Moon continue à nous partager ses anecdotes même si il ne nous offre rien de nouveau sous le soleil. On parie qu’on se tapera une recrudescence de nouveaux disques du groupe ainsi que d’autres albums collaboratifs de Mark Kozelek avec d’autres artistes pour l’année prochaine ? Qu’est-ce qu’il va encore nous raconter après ?

Note: 7/10