Mark Kozelek – Mark Kozelek

Chaque année chaque sortie de la part de la grande gueule qu’est Mark Kozelek. Oh non pas encore, pensez-vous. Et non, il n’a pas fini de nous bassiner que ce soit avec Sun Kil Moon et ses milliers de projets collaboratifs. Peut-être est-ce vraiment la crise de la quarantaine/cinquantaine qui le frappe à sortir de multiples albums, on ne saura jamais mais toujours est-il qu’il revient en solo.

Qu’il soit en solo, avec Sun Kil Moon ou avec d’autres artistes, au final, qu’est-ce que ça change ? Pas grand chose ma foi. Sauf qu’il est armé de sa guitare acoustique et de son jeu de fingerpicking mais il est prêt à nous raconter de nouvelles péripéties qui s’étirent sur plus de 5 minutes allant jusqu’à 13 minutes. Non vraiment, on n’avait vraiment pas besoin de ça, pas vrai ? Et bien il l’a fait quand même avec « This Is My Town » qui muse sur sa ville natale de San Francisco en nous emmenant dans ses moindres recoins (il ne l’a pas déjà raconté autrefois ?) ou encore « Live In Chiago » et « The Mark Kozelek Museum ». Infatigable, le bougre.

Une fois de plus aigri, introspectif et de temps à autre romantique selon lui (« My Love For You Is Undying »), Mark Kozelek fait une fois de plus le tour de ses anecdotes et de son ressenti la cinquantaine passée. Ah et le nom d’Ariel Pink est mentionné sur cet opus, comme quoi le name-dropping reste toujours d’actu chez lui. Avec son sens du fingerpicking et ses 10000 mots balancés en pleine gueule sur « Weed Whacker », « 666 Post » ou bien sur « The Banjo Song », l’ex-Red House Painters se sent à nouveau chez lui et n’a pas l’air de se lasser. Sauf que moi oui où je décroche à la seconde écoute.

Note: 5/10