Mark Kozelek with Ben Boye and Jim White – 2

Regardez dans le ciel, c’est un oiseau ou un avion ? Non, c’est Mark Kozelek qui revient nous emm… nous gâter avec une énième sortie discographique comme si il n’avait pas encore des choses à dire. En 2017, il avait collaboré avec le musicien multi-instrumentiste de Chicago Ben Boye et Jim White via un disque collaboratif ou un disque où je n’avais pas la foi d’écouter. Mais promis, je me rattrape et promis, je vais faire un effort de tenir jusqu’au bout de ce second album collaboratif. LOL.

Faut-il que je rappelle qui est la grande gueule de Mark Kozelek ? Non vraiment pas non, vous savez déjà tout à ce sujet. L’ex-Red House Painters aime raconter ses histoires, sa vie et ses mêmes péripéties à travers de multiples albums. Avec ses sbires Ben Boye et Jim White, il en remet une couche sur ces compositions longues et mélancoliques où il suffit que les notes de piano et les jeux de guitare acoustique s’accordent comme il se doit. Et là vous avez le tableau avec un « Walkin’ in Auckland » qui ouvre le bal et qui aurait mérité d’être court cependant.

Encore une fois, il y aura deux fois de name-droppings, deux fois plus d’anecdotes que sont arrivés au bougre et deux fois plus d’avis tranchant afin de jouer les provocateurs notamment sur « LaGuardia » où il décide de jouer les ignorants en défendant son morceau-clash « He’s Bad » destiné au regretté Michael Jackson et en rajoutant une couche face à ce faux documentaire paru l’année dernière afin de tenter de salir son image en vain. De la pure ignorance, n’est-ce pas ? Mais pourtant, c’est Mark Kozelek et on n’y peut rien. Il nous raconte aussi comment il a réagi face à la mort brutale de Jeff Buckley, un peu une façon de dire: « Hey regardez-moi, j’ai côtoyé les plus grands aussi ! » ou comment il a tardé pour lire un livre sur « The Artist » et ainsi de suite. Le tout sur des morceaux qui dépassent les 10 minutes au compteur comme sur « My Brother Loves Seagulls » qui se passe de commentaire mais n’oublie pas son âme engagé comme sur la diatribe de 15 minutes qu’est « Where’s Gilroy ? » affichant son avis sur les tueries de masse.

En empruntant ce même schéma auquel on est trop habitué, à un tel point que c’est prévisible (chant-passage en spoken word-chant), Mark Kozelek ne change pas ses habitudes si ce n’est que c’est un type qui aime (un peu trop) écrire tandis que les compositions à mi-chemin entre indie folk de chambre et sonorités doucement jazzy notamment sur « Chard Enchilada » et « August Night ». Qu’il soit en solo, avec Sun Kil Moon ou avec Ben Boye et Jim White, il aura toujours des choses à dire et quand est-ce qu’il va s’en rendre compte ? Cette dernière question persistera jusqu’à l’album prochain et celui d’après et celui d’encore après ?

Note: 5/10