Baby Rose – Yearnalism

Il faut dire que Baby Rose a un parcours tout tracé et c’est tout à son honneur. Les derniers faits d’arme de l’autrice-compositrice-interprète de neo soul remontent à l’année 2024 avec son précédent album nommé Slow Burn aux côtés des prestigieux BADBADNOTGOOD. Suite à cela, elle était sur tous les fronts notamment lorsqu’on l’a vu au cinéma pour le film Materialists l’an dernier tout en signant la bande originale, ce qui n’est pas rien. Et c’est ainsi qu’on la retrouve pour son successeur intitulé Yearnalism.

On plonge d’emblée dans la psychologie fragmentée de Baby Rose tout au long de ces douze titres absolument cotonneux. En effet, Yearnalism est un témoignage façonné par le deuil, la résilience et les différents obstacles de la vie qui l’ont façonné, comme elle l’affirme sur le morceau d’ouverture nommé « When I’m Gone » soulful à souhait. Cette thérapie musicale se poursuit avec « But, Nvm » et « Dressed In Metal » résolument voluptueux où elle brise les barrières avec beaucoup d’élégance tout en voyant un autre aspect de la vie.

Yearnalism vacille entre soul, R&B, gospel, jazz et rock mais permet aussi à l’auditoire de découvrir Baby Rose sous un nouveau jour. Que ce soit sur « Let Me Go » ou sur « Better », l’artiste met les mots justes sur son anxiété et sa dépression afin de mieux la combattre avant qu’Elmiene ne la rejoigne sur un « Is This Love » onctueux ou encore la star Leon Thomas lui rende l’ascenseur sur les allures vintage de « Friends Again » que n’auraient renié Raphael Saadiq. Et petit à petit, elle arrive à trouver la lumière tout au long de ce nouveau disque avec des moments réconfortants comme « The Reason » et « Jasmine’s Sonnet » en guise de conclusion scintillante.

Tout est réuni pour que Baby Rose réussisse à chasser les vilains nuages qui l’ont longtemps embêté et qu’elle puisse enfin voir la vie sous un nouvel angle. Un angle plus radieux et plus apaisé, en somme.

Note: 8/10