
Il y a trois années de cela, Frankie Rose avait marqué les esprits avec son précédent album nommé Love As Projection. L’ex-membre de Vivian Girls poursuit son bonhomme de chemin avec son univers musical absolument chatoyant et si original qui n’aura pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs avec l’arrivée de son successeur sobrement intitulé HILA qui est autoproduit à 100%.
Une fois de plus, Frankie Rose continue de tirer son épingle du jeu en affichant son amour pour les années 1980 sans jamais sonner kitsch et cliché. HILA, qui fut écrit lorsqu’elle était en tournée avec The Jesus and Mary Chain et en compagnie de Justin Welch à la batterie, prouve qu’elle n’a pas froid aux yeux notamment avec « Olo » qui plante le décor avec cet univers 80’s flamboyant avant d’enfoncer le clou avec les somptueux « Cant Be Wrong » où la mélodie synthétique fait écho aux rythmiques pulsatives mais également « Return To Sender » rappelant aussi bien du Nite Jewel que du Cocteau Twins dans l’esprit.
HILA permet à Frankie Rose d’élargir un peu plus les horizons afin de mieux impressionner son auditoire. C’est notamment le cas pour le groove bien sombre de « Shadow Twin » qui contraste avec l’instrumental onirique et nocturne de « Rainman » avec Jeff Tobias au saxophone qui n’auront pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs. La face B n’est pas en reste non plus car l’artiste new-yorkaise peut passer de l’ombre avec les allures plus goth voire indus de « Manifest » ou des ambiances dignes d’un film de Michael Mann sur « Best of Times » (avec le retour du saxophone pour plus de volupté) à la lumière avec la conclusion plus libératrice du nom de « Velvet Refrain » sans oublier l’interprétation beaucoup plus impressionnante de notre protagoniste. Un véritable travail d’orfèvre comme sait si bien confectionner notre Frankie Rose.
Note: 8.5/10
