
Hors de question pour Blondshell de se reposer sur ses lauriers. Au printemps 2025, l’artiste californienne avait de nouveau le monde à ses pieds avec son second album nommé If You Asked For A Picture qui fut de très bonne facture. Mais non, Sabrina Teitelbaum a encore des choses à dire, comme l’atteste son troisième disque qui s’intitule Violins.
Une fois n’est pas coutume, Blondshell ne fera pas dans la dentelle tout au long de ces onze nouvelles compositions bien incisives et chargées en émotions. Le morceau-titre introductif donne le ton avec ces sonorités dignes des années 1990 sentant bon la flamboyance et permettra à la musicienne de s’ouvrir à nous à travers cette fusion entre optimisme et défiance. Et c’est avec des morceaux pleins d’intensité à l’image de « Heart Has To Work So Hard » évoquant une amitié bien ambivalente mais également du réconfortant « Lucky » plein d’espoir et de gratitue malgré les difficultés de la vie que notre protagoniste réussit à briller de mille feux.
En élargissant ses horizons avec tant de grâce, Violins est notable par cette tendresse qui fait mouche. Blondshell poursuit dans cette voie avec cette fusion entre grunge, post-punk et indie rock slacker que l’on retrouve sur « New Shape » et sur « Stone Fruit » notables par cette plume poétique qui évoquera cette volonté d’établir une connexion humaine nécessaire avant d’arpenter des contrées plus oniriques sur « Sea Legs » et « Two Fried » entre autres. Mais une chose est sûre, c’est qu’elle réussit à trouver les mots justes au milieu de ces influences bien senties comme « New Age Trojan Horse » et « Knotted » avant de s’achever sur un « Fur Elise » des plus atmosphériques où elle imagine un avenir meilleur sans tomber dans l’utopie. Cette exploration plus auacieuse des thématiques donnera une dimension supplémentaire à ce Violins où l’on passe d’un mur du son spectaculaire à un apaisement réconfortant d’une fluidité remarquable.
Note: 8.5/10
