Jack Cooper – Sandgrown

Vous avez beaucoup croisé Jack Cooper dans votre vie. Oh si, vous l’avez croisé avec son groupe Mazes en 2009 avec qui il a publié trois albums entre 2011 et 2014. Suite à leur séparation l’année dernière, vous l’avez aussi croisé aux côtés de James Hoare (Veronica Falls, The Proper Ornaments) pour le sublime duo Ultimate Painting et pour lequel ils avaient publié un album l’année dernière (chroniqué ici). Vous allez encore le croiser pendant un bon bout de temps d’autant plus qu’il nous présente son premier album chez Trouble In Mind Records du nom de Sandgrown.

Et il se penche plus du côté d’Ultimate Painting au niveau des influences musicales de ce premier album solo tellement on se laisse bercer par ses ballades jangle-pop reposantes et claires comme de l’eau de roche. Sandgrown est aussi bien réservé aux fans des deux derniers albums de Kevin Morby que celui de This Old Dog de Mac Demarco avec des morceaux envoûtants allant de « North of Anywhere » à « A Net » en passant par « On A Pier In The Wind » et « Memphis, Lancashire » sans oublier ses instrumentaux presque jazzy de « Sandgrown » divisés en deux parties.

Laissez-vous vous emporter par les mélodies lumineuses de « Stranded Fleetwood Blues » ou encore de « Estuary » avec ses guitares cristallins. Jack Cooper continue dans ses cheminements nostalgiques sans jamais tomber dans la redite et ce premier album solo en est un parfait exemple.

Note: 7.5/10

Ultimate Painting – Dusk

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Ultimate Painting fait parti de ces groupes qui m’est passé sous le nez après leurs deux premiers albums – l’éponyme en 2014 et Green Lines en 2015 – que j’ai découvert trop tard. Mais heureusement, Jack Cooper et James Hoare comptent nous gâter cette année avec un second opus Dusk paru fin septembre et qui s’inscrit dans la lignée de ses grands frères. A la différence près que le duo se voit greffer d’un troisième membre, à savoir Melissa Rigby à la batterie pour donner plus de rythme.

Avides de jangle pop et de pop psychédélique des années 60, cette troisième galette est faite pour vous. Totalement mélodique, envoûtante et élégante, Dusk regorge perles sur perles avec les mélodieux « Song For Brian Jones », ode au fondateur de Rolling Stones et « A Portrait For Jason » qui n’ont rien à envier aux Byrds, Television ou encore le Velvet Underground. Et qu’il est bon de rêvasser sur des compositions innocentes et quelque peu psychédéliques comme « Lead The Way » et ses claviers vaporeux, « Who Is Your Next Target ? » sans oublier « I’m Set Free ».

En 10 titres et 34 minutes, Ultimate Painting respire la sainteté et la rêverie avec un Dusk très cohérent et savoureux teinté parfois de douce mélancolie, à l’image de la très belle conclusion « I Can’t Run Anymore ». Donc fuck le négatif et les autres malheurs, venez respirer un bon coup et oubliez tous vos soucis avec ce troisième disque qui sent bon les années 1960 (si on ne prend pas en compte les sonorités 80’s de « Silhouetted Shimmering »).

Note: 8/10