
Il y a deux années de cela, James Hoare (Veronica Falls, Ultimate Painting, The Proper Ornaments…) était sorti des sentiers battus avec son nouveau side-project nommé Penny Arcade. Notre protagoniste britannique a conquis les cœurs de plus d’un avec un premier album nommé Backwater Collage qui fut une sacrée réussite. Allons savoir ce qu’il nous a réservé avec son successeur qui s’intitule Double Exposure.
On a plus que hâte d’appuyer sur la touche Play pour découvrir la pop douce-amère et nostalgique de Penny Arcade. Double Exposure s’ouvre sur un « Regrets » où l’on retrouve cette esthétique 60’s avec encore ces influences dignes du regretté Syd Barrett mais également de The Velvet Underground et de George Harrisson qui brillent de nouveau lors des écoutes de « Memory Lane » aussi bien lumineux que langoureux ainsi que des ballades oniriques que sont « Worst Trip » et « You’ve Got The Key » qui n’auront pas fini de nous envoûter à chaque écoute qui dégage quelque chose de précieux.
La particularité de ce second album, c’est que Penny Arcade a mis les guitares en arrière-plan au profit d’une production plus brute et déconstruite. Et le résultat vaut absolument son pesant d’or avec des moments absolument clairs obscurs que sont « Everything’s Easy » mais encore « Time ». Rares sont les moments plus solaires à l’image de « Rear View Mirror » tout au long de Double Exposure mais le charme se dégage à chaque fois tandis que les arrangements taillés sur mesure continuent de faire effet sur les merveilleux « We Used To Be Good Friends » et « Mercy » tiraillés entre légèreté et introspection.
Le sublime voyage se clôture avec un « Riverside Drive » carillonnant prouvant que James Hoare est sur la pente ascendante. Son nouveau projet Penny Arcade prouve que notre protagoniste affine son langage musical avec beaucoup de réussite sur ce magnifique nouvel album qui révèle son charme à coup d’écoutes répétées.
Note: 8.5/10
