White Fence – Orange

Le printemps musical est aussi marqué par le retour de White Fence. La dernière fois que nous avions eu des nouvelles de sa part, il fallait remonter à l’année 2019 avec l’album nommé I Have To Feed Larry’s Wink qui fut excellent ma foi. Et c’est dire que ça date franchement, c’est à se demander si il était encore dans les parages. Mais ô miracle, le voilà de retour avec son successeur nommé Orange et quel album mes aïeux !

Au moment où on s’attendait qu’avec White Fence, Tim Presley allait poursuivre vers des endroits proto-punk mais en réalité, il poursuit là où il s’est arrêté sept ans plus tôt. On en veut pour preuve de splendides compositions (mises en boîte par Ty Segall en personne) à l’image du morceau d’ouverture nommé « That’s Where The Money Goes (Seen From The Celestial Realm) » ainsi que de « I Came Close, Orange For Luck » qui suivent et qui sauront nous envoûter à travers ces influences plus jangle-pop qu’à l’accoutumée.

Orange marche sur les pas de The Byrds mais encore de The Kinks que Tim Presley viendra tirer son épingle du jeu. Armé de sa guitare à 12 cordes, le musicien célèbre sa nouvelle vie après avoir retrouvé une lueur d’espoir après tant d’années d’errance avec de sublimes titres à l’image de « Your Eyes » mais également de « Unread Books » et de « Evaporating Love » plus cristallins que jamais. On peut s’imaginer en train de conduire en décapotable sur les routes californiennes tandis qu’on se laisse bercer par les mélopées jangly telles que « Reflection In A Shop Window On Polk » et « When Animals Come Back » ainsi que les sublimes ballades que sont « So Beautiful » et « Blind Your Sun » en guise de final élégant.

C’est en mêlant la pop psychédélique des années 1960 et les influences indie UK des années 1980 avec un soupçon de jangle-pop que White Fence réussit à se réinventer à travers cet album de retour qui est à coup sûr un de ses plus beaux disques de sa discographie. Quel retour, vous dis-je !

Note: 9/10