Angelo De Augustine – Angel In Plainclothes

Depuis le temps que l’on attendait le retour d’Angelo De Augustine. Il fallait remonter à l’été 2023 lorsque l’artiste américain avait tutoyé les sommets avec son précédent album nommé Toil and Trouble qui nous avait grandement ému. Mais après quelques soucis de santé, l’auteur-compositeur-interprète américain est enfin de retour avec son successeur tant attendu du nom d’Angel In Plainclothes.

L’artiste californien était frappé par une maladie mystérieuse qui l’a empêché de parler, de marcher et de voir. On se demandait si ça allait être la fin pour lui. Mais fort heureusement, un miracle s’est produit: Angelo De Augustine a vaincu la maladie et ça l’a inspiré pour ce magnifique Angel In Plainclothes. Démarrant avec un « Echoes » des plus déchirants, le musicien voit la vie différente. Il y voit une certaine fragilité qui se dessine notamment lors des écoutes des ballades indie folk émouvantes et finement arrangées à l’image de « Pet Cemetery » ainsi que du splendide « The Cure » entre autres.

Accompagné de Jonathan Wilson aux manettes ainsi que de Thomas Bartlett (The Gloaming), Leng Bian à la harpe qui répond présent sur « The Universe Was Our Mother », Wendy Fraser aux chœurs et aux percussions et d’Oliver Hill aux arrangements de cordes, Angelo De Augustine viendra raconter sa rédemption et sa guérison avec beaucoup de tendresse. Que ce soit sur les cordes frémissantes de « Spirit Of The Unknown » et de « Mirror, Mirror » ou bien sur des moments plus éthérés à l’image de « Cosmic Ride » ou encore de « Pictures On My Wall », impossible de succomber au charme poétique à travers sa voix susurrée et pleine d’émotions qui continuera de nous faire frémir jusqu’au bout avec « Goodbye Baby Blue ».

A travers Angel In Plainclothes, on sent un Angelo De Augustine revenir parmi les morts et nous offre une expérience musicale à la fois vibrante et élégante. Du grand art indie folk comme toujours.

Note: 8.5/10