SLOGAN – La Beauté du Geste

L’année dernière, je vous ai parlé de Culottes Courtes, un groupe complètement WTF que j’ai du mal à trouver un genre. Oui, je sais, je vous vois venir avec vos moqueries et autres questions du genre mais bon, c’est la vie. Derrière ce projet de pop française chantée par la famille Addams, il y a le cerveau nommé Nicolas Steib qui multiplie les groupes à n’en plus finir avec encore Texas Menthol et récemment, il a monté un autre groupe nommé SLOGAN, duo qu’il a composé aux côtés de Clémence, une figurante d’un clip de Culottes Courtes. A eux deux, ils ont accouché de quatre titres réunis autour d’un EP nommé La Beauté du Geste.

Qualifiant leur projet d’électro ciné-club (wow ! Attention, ça rigole plus là !), SLOGAN se rêverait d’être les dignes successeurs de la french pop rétro-futuriste et cinématographique, afin de rendre hommage au couple Birkin/Gainsbourg. Reste à savoir comment le duo lyonnais se débrouille avec ces quatre morceaux et ça commence avec le morceau-titre où les deux voix susurrent et se mélangent sous un fond d’instru électro pseudo-menaçant qui, j’avoue ne sais pas quoi en penser. Gloups. Ah tiens, voilà le fameux slow de l’été nommé « Conte d’été » qui fera la tournée des campings jusqu’au Cap-d’Agde où nos deux tourtereaux aiment chiller au soleil et n’oublient pas de balancer la mythique punchline, comme si de rien n’était: « On avait dit qu’on allait voir Solène et Gaspard ». Fuck la cohérence, paie ton songwriting de qualité !

Et encore, on n’a rien entendu car le troisième titre « Saint-Hélène » où ils renouent avec l’ambiance « anxiogène et trop dark », le spoken-word farfelu de Nicolas et le chant « sensouèl » de Clémence nous rappellent qu’il n’est pas très prudent d’aller sur la Saint-Hélène selon un certain Damien (qui ?) sous la peine d’avoir entre autres… du sperme dans les cheveux. Il est question de cul qui se laisse prendre et de jambes qui se décroisent, ceci dit. La grande poésie à la française, comme on en fait plus. Je poursuis. Le dernier morceau nommé « Emerveille » calme un peu le jeu et fait office de ballade électro-pop trop léché. Et c’est tout ce qu’il y a à dire sur La Beauté du Geste qui m’a mis « en PLS ». Et le temps passe et plus ce bon vieux Nicolas continue de multiplier les projets musicaux bien kitsch et bien bizarres qui permettent de prouver qu’il veut en découdre encore et encore, sans jamais nous lasser et SLOGAN est la preuve que l’on sait de l’électro ciné-club technoïde sous Xanax et autre substance illicite afin de parler à un certain auditoire tout en les déconcertant.

Note: Bye Felicia.

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