
Il est désormais impossible d’arrêter l’ascension de Marek Zerba. Chaque année sa livraison discographique de notre dandy des temps modernes qui n’aura pas fini de nous étonner. Un an après son Fiasco des plus réussis (chroniqué ici), il récidive avec son successeur qui s’intitule Bourgeoisiveté.
Dès les premières notes de « Miss Météo », Marek Zerba enfonce le clou avec des compositions efficaces et vivifiantes à la hauteur de son talent. Bourgeoisiveté est le fruit d’un travail de douze mois où notre hôte a tenu le défi de composer un titre par mois. Sans surprise, il a accompli la mission tandis qu’il nous entraîne dans son quotidien parsemé de péripéties en tous genres notamment lors des écoutes de « Aux fraises » ou encore de « Ignorer l’annonce » facilement entêtants.
Avec Bourgeoisiveté, Marek Zerba réussit à nous captiver comme il se doit. En se combattant avec son anxiété qui le pourchasse chaque jour ou en prenant sa revanche en comblant ses lacunes en géographie comme sur « Le Jeu des Capitales », notre hôte se montre plus flamboyant que jamais. Qu’il prône son appartenance à la rive gauche (« 14 rue de Rennes ») ou qu’il jette un regard détaché sur son adolescence à travers des morceaux concis tels que « Nonosse » ainsi que « Odorama » et « Carte Postale » avant de se clôturer sur un « Tempes Grises » jouant à fond la carte de la nostalgie et de la tendresse. Pour ce troisième album, il confirmera une fois de plus son statut avec cette réflexion poétique qui n’aura pas fini de nous captiver et attendrir.
Note: 7.5/10
