
Adam Lytle avait fait une entrée remarquable à travers son premier album nommé This Is The Fire paru il y a deux années de cela maintenant. Nous avons découvert un style hors du commun de la part de l’auteur-compositeur-interprète venu de Brooklyn qui n’aura pas fini de nous ensorceler. Cette année, il fait son retour avec son successeur qui s’intitule Altars.
Accompagné d’un live-band, Adam Lytle viendra nous transporter dans son univers plein de mystères débutant avec un « Savage Thunder » à mi-chemin entre monde dystopique et ambiances western spaghetti. Brouillant les pistes entre indie folk, rock psychédélique et atmosphère gothique, Altars apporte une réflexion approfondie sur la fragilité de la vie malgré cette beauté imperceptible mais également sur la dévotion à travers des titres intenses et intrigants à l’image de « Lead On Desire » au rythme bien prenant mais également de « That Was Me » traitant de la crucifixion sans filtres.
C’est en marchant sur les pas de Nick Cave et de Leonard Cohen qu’Adam Lytle réussit à tirer son épingle du jeu. Au milieu de périples plus introspectifs et lumineux à l’image de « Sister Wave » ou de « Midnight Shakes The Memory », Altars viendra nous procurer d’innombrables frissons à travers des écoutes de « Heaven » et de « Black Masses » apportant une vision plus critique de la religion et c’est sans compter les talents de songwriter d’Adam Lytle. Mais c’est l’aspect contemplatif qu’il viendra nous attendrir notamment lors des écoutes du triptyque final nommé « Nothing Lies Beyond » presque Americana dans l’âme mais également « Hollow Eyes » et « Sea Of Tears » en guise de conclusion cristalline. Une autre preuve qu’Adam Lytle réussit à élargir sa palette pour mieux nous emmener loin et ce Altars ne dérogera pas à la règle.
Note: 8/10
