
En l’espace de trois albums, Syko Friend a réussi à se démarquer sur la scène avec son univers musical enchanteur. On avait laissé la musicienne de Los Angeles avec un précédent album nommé The Code qui n’a jamais été chroniqué dans nos colonnes trois ans plus tôt lui permettant de s’affirmer un peu plus sur l’indiesphère underground américain. En cette rentrée, Sophie Weil, de son vrai nom, fait son grand retour avec son successeur intitulé Dizzy Magic.
Pour ce nouveau voyage musical, Syko Friend viendra à bronzer le clou avec cette subtile fusion entre indie folk, dream-pop, relents bluesy et rock psychédélique. Imaginez une subtile fusion entre Mazzy Star et Tess Parks, vous obtiendrez des morceaux lancinants et éthérés à l’image du morceau-titre introductif avant de prendre le large avec « Goat » et « Tapping Hearts » qui suivent. Dizzy Magic convoque les reverbs et autres instrumentations organiques qui suffiront pour nous ensorceler de bout en bout avec entre autres « Lost It » et « Marla ».
Une chose est sûre, c’est que Syko Friend (accompagnée d’Evan Burrows, Henry Barnes et de Hans Doyle) affine sa palette sonore. C’est d’autant plus remarquable lors des écoutes de « Violet » et de « Red » pour les moins cathartiques dans l’âme avant que la californienne réussisse à nous captiver de nouveau avec « God’s Eye » en guise de conclusion cristalline. En somme, Dizzy Magic reste un périple musical clair-obscur des plus envoûtants où Syko Friend allie l’intime et l’universel de la plus belle des manières.
Note: 8/10
