Born Idiot – Infinite Life Trauma

La dernière fois que j’étais censé écrire sur Born Idiot, j’étais dans le down. Je n’ai jamais pu écrire quoi que ce soit sur la dernière sortie du groupe paru pendant la pandémie tellement ma santé mentale ne pouvait plus suivre, avec beaucoup de regrets quand j’y repense. Mais quoi qu’il en soit, le quintet indie pop rennais a également traversé une période de doutes et d’incertitudes durant ce laps de temps… avant de revenir encore plus fort avec leur successeur nommé Infinite Life Trauma.

Démarrant en douceur avec un « Lonesome » des plus oniriques aux doux airs de Good Morning, Born Idiot ira dépeindre un monde en ruine de la manière la plus poétique qui soit. Le groupe ira jouer facilement avec les contrastes à travers des morceaux entraînants à l’image du plus psychédélique « Human Life » ou encore de « More Than Ever » qui suivent dans cette dystopie sombre où l’humain dépend des machines au détriment de leur santé mentale.

On note également le morceau-titre mélancolique parlant de l’ennui et de la lassitude qui persiste dans la monotonie vie de couple à en devenir étouffant contrastant avec le plus effréné « Harvey Wind » pour mieux appuyer leurs propos. Born Idiot ira marcher sur les pas de Crumb, de The Strokes ainsi que de Men I Trust avec des compositions tantôt douces-amères telles que « Psychotic Dream » et de « Schizophrenia » tantôt sans retenue avec « New Age » à travers ses mélodies enivrantes et ses envolées synthétiques tout en conservant cette énergie indie rock.

Après nous avoir emmené dans cette dystopie inquiétante, une lueur d’espoir surgit malgré tout à la fin avec un « The Last Bisou » des plus bouleversants avant que la fin du monde pointe le bout de son nez. On pourra imaginer ce Infinite Life Trauma comme une renaissance artistique de Born Idiot qui réussit à nous transporter dans leur for intérieur afin de n’extirper la beauté et la fragilité qui brillent à coup sûr.

Note: 8.5/10