
Yann Dulché n’avait pas donné signe de vie depuis son Dulché de Leche paru il y a quatre années de cela maintenant. Le DJ, producteur et pianiste s’est fait discret durant ce laps de temps afin de frapper de nouveau fort avec l’arrivée de son successeur tant attendu du nom de La Dulché Vita.
On appuie sur la touche Play et on se laisse entraîner par les breakbeats virevoltants de la cinématographique « Rewind » afin de nous accueillir dans son univers à la fois introspectif et clair-obscur de Yann Dulché. Il s’agit d’un voyage sonore intime et absolument déchirant où il brouille les pistes entre abstract hip-hop, electronica et musique narrative à travers des moments mystérieux à l’image de « Ya Lily » ainsi que de « Adagio » et de « Happy Place » qui nous ensorcelleront pendant un bon bout de temps.
Et petit à petit, on se laisse bercer par cette fusion entre textures électroniques et arrangements organiques qui font effet notamment sur « Airam Eva » ou sur « The Endless Groove » (qui sera remixé par Telepopmusik et DJ Cam, ce qui n’est pas rien). Mais une chose est sûre, c’est que Yann Dulché n’est pas tout seul dans ce voyage musical car on retrouve entre autres la chanteuse lyrique Céline Madrènes sur « Ave Maria » mais encore le chanteur punk britannique Lewca le temps d’un « Fucking Life » virant vers la jungle sans oublier le rappeur jamaïcain Guru Warrior sur « Girlz » et le rappeur français Humain Cool pour un « Avance » enchanteur et… de l’IA sur « Vague à l’âme » ???? J’avoue que pour le coup, c’est le plus gros point noir de La Dulché Vita. Autant je peux comprendre la démarche mais moi et l’IA, ça ne passe vraiment pas, surtout dans ce contexte actuel bien anxiogène.
Et c’est dommage car La Dulche Vita reste un périple musical attachant. Yann Dulché réussit à tirer énormément d’émotions à chaque sortie et ce nouveau disque immersif possède avant tout son charme.
Note: 7/10
