
Une chose est sûre, c’est que The Telescopes n’a pas fini de nous impressionner après quatre décennies d’existence. On pensait que le légendaire groupe britannique avait sorti la totale avec leurs deux albums précédents que sont Editons et Half Moon il y a deux années de cela. Mais c’est mal connaître Stephen Lawrie et ses comparses car ils récidivent avec leur successeur tant attendu du nom de Static Charge.
Pour ce dix-neuvième album, The Telescopes a décidé de lorgner vers une esthétique plus minimaliste. On retrouve au programme sept nouveaux titres où le groupe britannique ira prendre des relents presque velvetiennes dès le départ avec « White Noise » avant de prendre de l’ampleur avec des moments hypnotiques et méditatifs à l’image de « 28 Grams » et de « Revolutionary Blues » qui suivent. Une preuve que Static Charge saura nous ensorceler pendant un bon bout de temps.
Et ce n’est pas fini car Stephen Lawrie et ses acolytes enfoncent le clou avec « Come Around » et « Still Nothing » qui ne laisseront personne indifférent. The Telescopes brouille les pistes entre dream-pop et space-rock psychédélique minimaliste afin de mieux nous dépayser notamment lors des écoutes de « I Dream Of Fever » ainsi que de la conclusion magnétique de « Desolation Grows » qui s’étire sur dix longues minutes ensorcelantes. Une fois n’est pas coutume, The Telescopes n’auront pas fini de nous étonner avec ce dix-neuvième disque repoussant une fois de plus les limites de leur créativité infaillible.
Note: 8/10
