The Growlers – City Club

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Et bien, c’est dire que j’ai failli passer à côté du nouveau The Growlers. Suite à leur dernier album Chinese Fountain paru il y a deux ans maintenant, le groupe surf-rock californien a attiré l’œil et les oreilles de Julian Casablancas et s’est empressé de les signer sur son label Cult Records (Karen O, Har Mar Superstar…). Et le premier album pour ce label se nomme City Club et on a déjà remarqué pas mal de changements.

Quand on écoute ce nouvel opus, on se rend vite compte de quelque chose: l’aspect lo-fi qui a fait leur réputation a entièrement disparu. Julian a tellement relooké The Growlers qu’on l’appellerait Cristina Cordula. Nouveau look pour une nouvelle vie ? A peu près ouais. A l’écoute des morceaux comme le discoïde « City Club » et l’hymne « I’ll Be Around » avec son final instrumental hypnotique, on sent tout de suite la différence avec plus de prise de risques que d’habitude. Pourtant, lorsqu’on écoute des « Vacant Lot » et « World Unglued » plutôt bancaux, on parvient à se demander où est passé la superbe du groupe et leur surf-rock qui leur était familier.

Bien entendu, pas mal de titres sortent du lot comme la nocturne et smooth de « Night Ride », la ballade mignonne nommée « When You Were Made » avec ses claviers cristallins et son riff de guitare chaleureux rappelant quelque peu leur son d’antan ou encore le groove obscur de « Rubber & Bone ». Ceci dit, on ne peut pas s’empêcher de penser que Julian Casablancas a énormément d’influence à un point qu’il a dominé sur l’essence du groupe. Pas étonnant que l’on ressent sa patte sur des titres comme « Too Many Times », « Blood Of A Mutt » ou encore la quasi-Strokes « Dope On A Rope » et c’est bonnement flagrant.

Nul ne doute que ce City Club laissera un léger goût amer dans la bouche car on a plus l’impression d’écouter un disque du producteur avec un groupe posant sa marque plutôt que l’inverse. Heureusement que le chant si distingué de Brooks Nielsen ainsi que certaines compositions plutôt réussies arrivent quelque peu à sauver les meubles mais ce n’est pas suffisant pour être convaincu entièrement. Un disque mi-figue mi-raisin.

Note: 6/10

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