Mura Masa – Mura Masa

Son premier oeuvre Soundtrack to a Death sorti fin 2014 sur le label Jakarta l’a révélé au grand public avec son énorme tube « Lotus Flower ». L’année suivante, il touchera un plus large public avec son EP Someday, Somewhere (chroniqué ici) contenant les efficaces « Firefly » avec la révélation NAO et « Lovesick Fuck ». A seulement 21 ans, le londonien n’a plus rien à prouver et voilà qu’il présente enfin son véritable premier album officiel.

Pour les mordus de future bass, de trap et de tropical house, vous allez être servis avec ce premier album de Mura Masa qui est gorgé de tubes et riche en collaborations en tous genres. On ne sera pas surpris de croiser Bonzai à deux reprises sur les efficaces « Nuggets » orienté big beat et des sonorités UK Garage « What If I Go ? »et le fameux « Firefly » dont on ne se lassera jamais mais on appréciera les contributions de Jamie Lidell sur le funky « Nothing Else ! » et de Tom Tripp sur le garage futuriste de « Helpline ».

Tandis qu’Alex Crossan prête également sa voix autotunée sur des titres comme l’introduction expérimental de « Messy Love » et sur l’interlude éthéré de « Give Me The Ground », on ne peut pas dire que toutes les collaborations ne sont pas réussis malgré toute leur bonne volonté. On préfère largement la première version de « Lovesick Fuck » qui était un pur banger qu’on retrouve sous le nom de « Lovesick » avec un A$AP Rocky pas très en forme et on aurait aimé plus de pep’s de la part de Charli XCX sur le refrain de « 1 Night » avec son steel-drum toujours aussi présent. Ah tiens, on retrouve la pâle copie de Future qu’est Desiigner sur l’interlude trap brise-nuques nommé « All Around The World » sympa mais hors-sujet ainsi que Christine & The Queens sur le R&B synthétique aux quelques relents jungle de « Second 2 None » mais heureusement qu’un peu de douceur est de bienvenue avec « Who Is It Gonna B » avec A.K. Paul (qui est le frère de Jai Paul dont on attend toujours son album) et la conclusion magnétique nommée « Blu » conviant le légendaire Damon Albarn.

Même si tout n’est pas parfait sur ce premier album, Mura Masa aura évité le piège du « festival de featurings à tout va » dont est tombé de nombreux actes comme DJ Khaled, Gorillaz et autres Flume. Rendant hommage à sa ville natale chérie, le jeune artiste sait nous impressionner avec sa marque de fabrique indélébile qu’elle soit future bass ou tropical house et montre qu’il veut encore en découdre.

Note: 7/10

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