Jason Bajada – Loveshit II (Blondie & The Backstabberz)

Dire que j’ai failli ne pas parler de ce nouvel album de Jason Bajada avec toutes ces sorties innombrables. On avait laissé l’auteur-compositeur-interprète originaire de Montréal avec l’album Volcano qui est paru l’année dernière (et comme d’habitude, je suis passé à côté). Cette année, il revient avec un nouvel opus Loveshit II (Blondie & The Backstabberz) interprété à la langue de Sheakspeare qui reprend là où il s’était arrêté huit ans plus tôt avec son premier volet.

Comme sur le premier Loveshit en 2009, il reprend les mêmes thématiques à savoir la détresse et la trahison. Ici, il nous offre un album divisé en deux parties: une première partie nommée Blondie avec « A Collision » qui débute avec douceur et légèreté tout comme le morceau-titre très rythmé. Il est suivi de près par des morceaux joyeux et entraînants à l’image de « Painkiller », « Jojo » ou encore « Let’s Go To The Airport » ainsi que des ballades folk mélancoliques comme « Pouring Hard » et « Believe In Cake ». Sur cette première moitié de l’album, Jason Bajada relate une relation amoureuse avec une certaine Blondie qui lui causera sa perte et tout au long, il se questionne à savoir pourquoi il a été trahi de la sorte et avec des flashbacks, il commence à recoller les morceaux de l’intrigue avec une mini-conclusion de « A Collision » en version acoustique.

La seconde partie est la plus déprimante de l’opus et s’intitule The Backstabberz et c’est là que Jason Bajada exprimera toute sa détresse et ses pensées les plus noires qui le sont. C’est avec des ballades lentes et déprimantes comme « In What World Do You Savages Live Where You Thought I’d Be Cool ? » et « What’s Worse » ou encore « Help Me Feel Nothing At All », « Sandman »ainsi que le final quasi-prophétique et poisseux de « Final Breath » que l’on prend compte de l’état d’esprit dans lequel se trouve le montréalais et qu’on arrive à le contempler. Fort heureusement, on peut compter sur des titres quelque peu rythmés avec « Backstab Me », « Time Enough For Him » et étrangement le plus optimiste de tous « The Worst Year Of My Life » où il raconte que malgré toutes les galères et difficultés qu’il a pu vivre, il reste toujours debout même si ce n’est pas toujours évident. Un beau moment d’honnêteté.

En fin de compte, ce sequel de Loveshit est loin d’être une redite mais une suite logique où Jason Bajada est armé de son songwriting pour tenter de chasser ce nuage qui lui pourchasse depuis tant d’années. Peut-être qu’il reverra de l’optimisme à travers ces batailles qu’il a su mener à bien. C’est ce qu’on verra pour son prochain Loveshit, si il y aura un troisième volet bien entendu.

Note: 8.5/10

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