Habibi – Dreamachine

Actives depuis plus d’une décennie, Habibi reste un des trésors les mieux gardés de la scène musicale actuelle. On avait laissé le groupe new-yorkais en pleine forme avec leur second album du nom d’Anywhere But Here (chroniqué ici) avant de s’absenter pendant plusieurs années. Durant ce laps de temps, on avait entre autres Rahill, membre du groupe, se lancer en solo avec un premier EP du nom de Sun Songs (chroniqué ici). Et bien, trêve d’impatience car les voici de retour avec leur successeur intitulé Dreamachine.

Pour cette nouvelle aventure musicale, Habibi a décidé de nous étonner une fois de plus. On a longtemps connu les new-yorkaises à l’aise dans les influences surf-garage qui auront longtemps fait leur renommée pour des nouvelles sonorités absolument détonnantes que jamais. Cela donne naissance à des morceaux plus rythmés tels que « On The Road » démarrant par un bruit de moteur où on embarque dans ce périple dantesque ainsi que les enlevés et électriques « POV », « Do You Want Me Now » ou bien même « Fairweather Friend » prouvant qu’elles n’ont rien perdu de leur sens mélodique.

Avec l’apport de l’ex-Grooms Jay Heiselmann et de Tyler Love aux commandes, Habibi (qui pourra également sur la présence plus que remarqué du musicien multi-instrumentiste James Richardson de MGMT) sort de sa zone de confort. Dreamachine brouille intelligemment les pistes entre post-punk, disco vintage et pop expérimentale avec ce son aussi bien rétro que futuriste faisant des merveilles notamment sur le mélodique « In My Dreams » et sur les saveurs orientales de « Interlude » aux percussions tribales de haut niveau. L’inventivité des new-yorkaises est sans failles grâce à cette versatilité qui se fait entendre sur les touches à la fois groovy et jazzy de « Losing Control » et plus funky sur l’élégante conclusion nommée « Alone Tonight ». Cette réinvention musicale de la part d’Habibi est plus que saluée et leur permettra d’atteindre un nouveau statut sur le paysage indie actuel.

Note: 8.5/10