Caroline Rose – year of the slug

On avait laissé Caroline Rose en pleine forme avec son précédent album nommé The Art Of Forgetting il y a deux années de cela (chroniqué ici). L’artiste pluridisciplinaire originaire de Los Angeles s’était démarqué.e pour son style si particulier lui ayant valu une sacrée consécration. Allons savoir ce qu’iel nous a réservé pour son successeur tant attendu du nom de year of the slug.

Alors où on s’attendait à ce que Caroline Rose s’aventure de plus en plus vers des territoires arty, iel prendra le monde de court avec son nouveau virage plus lo-fi avec year of the slug. On en veut pour preuve le morceau d’ouverture onirique nommé « everything in its right place » qui n’est pas une reprise d’un certain groupe d’Oxford où on retrouve notre protagoniste se mettant à nu à travers sa guitare acoustique et cette touche électronique discrète qui font des merveilles sur les épurés « to be lonely » et « conversation with shiv (liquid k song) » qui suivent.

On est en droit de penser à du Mountain Goats des tout débuts mais aussi à du Kimya Dawson grâce à cette esthétique DIY et lo-fi qui brille et qui permet à l’auditoire de plonger dans la psychologie tourmentée de Caroline Rose. C’est à travers son humour noir qu’iel explorera les duretés de la vie auxquels iel fait face notamment sur « we don’t talk anymore » et sur « strange things » mettant l’accent sur ses relations sociales de plus en plus complexes. Malgré quelques rares moments plus électriques et énergiques tels que « goddamn train », year of the slug étonne par cette douce vulnérabilité qui prime abord lors des écoutes de « dirge (it’s trash day) aka trash day dirge » mené au piano et aux percussions qui ressemblent à un déluge de pluie mais aussi d’autres moments introspectifs et méditatifs que sont « desperation, baby » et « kings of east LA » qui auront de quoi nous réconforter. Et en ce sens, Caroline Rose aura réussi à nous surprendre avec ce nouvel album au virage inattendu mais rempli de charme.

Note: 8.5/10