
Une chose est sûre, c’est que Cathedrale continuera de mettre le monde d’accord. On en veut pour preuve leur précédent album nommé Words/Silence il y a moins de deux années de cela (chroniqué ici) et qui témoignait de leur virage post-punk tellement réussi et qui leur a valu une reconnaissance monstre. Lors de la Saint-Valentin, le groupe toulousain signe son grand retour avec son successeur intitulé Poison.
Très rapidement, Cathedrale enfonce le clou dès le départ avec « Monuments & Bricks » où on retrouve le son post-punk avec une pointe d’indus prouvant que le groupe toulousain emprunte un virage plus sombre et plus noir. Il est question d’addictions, d’angoisses du quotidien et de la mort qui sont des thèmes qui résonneront en nous éternellement et que le groupe arrivera à explorer avec tant de grâce notamment lors des écoutes des imparables « South Life » qui suit ainsi que le saccadé « The Setting Sun » (qui est une relecture du fameux poème Poison de Baudelaire) à l’énergie presque surnaturelle.
Bien évidemment, Poison continue de viser large et avec beaucoup de réussite. On y décèle des allures tantôt noise sur « Radiup » avec cette introduction faussement calme tantôt cold notamment sur « Where The Fire Is » et sur « Enchantress » où les synthés côtoient les guitares abrasives avec beaucoup de réussite sans oublier ses refrains ô combien fédérateurs. Pour ce cinquième album, Cathedrale ne restera jamais avare au niveau de leurs qualités mélodiques pleinement exprimées de bout en bout comme sur « The Two Worlds » et sur « Wave Goodbye » où le noise est au service de la mélodie.
Après un « New Light » en guise de conclusion étincelante, nul doute que le groupe toulousain tutoie de nouveaux sommets avec ce Poison qui manie la sensibilité mélodique et l’intensité émotionnelle avec beaucoup de finesse.
Note: 8/10
