
Beaucoup d’entre nous avaient succombé au premier album de Marinero qui se nommait Hella Love (chroniqué ici). Le musicien originaire de San Francisco Jess Sylvester nous avait transporté au lointain avec ses vibes exotica qui lui auront permis de se faire une place confortable dans le paysage indie américain. Plus de trois années se sont écoulées et l’heure est venue pour nous emmener en voyage de nouveau avec son successeur intitulé La La La.
Le morceau-titre introductif pose les bases et réussit à nous dépayser dès les premières notes. Marinero ira puiser son inspiration auprès de ses origines en accentuant ses influences à mi-chemin entre exotica et tropicalia à travers des compositions pop psychédéliques/soft-rock telles que les harmonies angéliques de « Cruz » qui suivent mais également des moments chill et cotonneux tels que « Lost Angel » et « Taquero » frôlant les influences salsa à la fois dansant et velouteux. Un joli clin d’œil à ses origines tout en racontant avec beaucoup de poésie son quotidien dans la Cité des Anges.
Bien évidemment, Marinero n’est pas tout seul dans ce périple car on retrouve ainsi Chris Cohen, Shana Cleveland et Eduardo Arenas qui viendront accompagner notre protagoniste tout au long. La La La enfonce le clou avec d’autres compositions somptueuses à l’image de « Dream Suite » gentiment rétro et onirique mais également du groove solaire de « Sea Changes » montrant ses talents de compositeur hors normes tout en célébrant la culture de Los Angeles de bout en bout avec également le frémissant « Cinema Lovers » ainsi que le catchy « Die Again, Yesterday » aux faux airs de films de James Bond.
Il ne manquera plus que des moments groovy et onctueux que sont « Hollywood Ten » et « Pocha Pachanga » presque Santana dans l’âme pour rappeler que Marinero compte s’imposer une fois de plus. La La La est plus qu’un hommage à ses deux cultures auxquels il a baigné, c’est une démonstration de force de la part du musicien capable de transporter son auditoire vers de nouvelles contrées exotiques.
Note: 8.5/10
