
Franchement, pour être honnête avec vous, j’ai commencé à décrocher avec The Horrors. La dernière fois que le groupe britannique avait fait un grand boum, il fallait remonter à l’année 2017 avec un V pour le moins éclectique (chroniqué ici) avant de virer vers des chemins pour les moins hasardeux avec leur EP Lout quatre ans plus tard (chroniqué ici). C’est à se demander cce que Faris Badwan et ses sbires allaient nous réserver pour Night Life.
Très rapidement, les doutes se sont dissipés avec les premières notes de « Ariel » avec ses premières notes mystiques avant de virer vers des influences plus électro-rock et plus dansantes avant de contraster vers des terrains plus ténébreux et bruitistes avec « Silent Sister » incroyablement rageur ou encore l’apocalyptique « Trial By Fire » aussi bien gothique qu’industriel. Mais Night Life est un festival de sonorités en tous genres qui ne laissera personne indifférent.
The Horrors plonge ainsi son auditoire dans les ténèbres avec des influences darkwave gentiment déstructurés sur « Lotus Eater » et d’autres plus pop noisy électronique avec « More Than Life ». La bande à Faris Badwan continue de nous transporter au lointain et poursuit ce voyage avec une lueur d’espoir vers la fin avec le post-punk éthéré de « More Than Life » et les allures shoegaze du captivant et tonitruant « LA Runaway » clôturant ce disque en apothéose et avec une folle envie de le rejouer.
Je vais la faire courte: The Horrors m’ont de nouveau conquis après un passage à vide. Avec Night Life résolument éclectique, le groupe britannique entretient sa légende en nous plongeant dans les ténèbres pour ce périple musical absolument addictif. Ce sera le mot de la fin.
Note: 8.5/10
