
Il y a deux années de cela, Unknown Mortal Orchestra avait sorti l’artillerie lourde avec leur précédent album nommé V (chroniqué ici). Le mythique groupe néo-zélandais mené par le toujours aussi charismatique Ruban Nielson n’a rien perdu de son inventivité folle et continue de bousculer de nouveau les codes comme bon leur semble. En ce printemps, ils reviennent nous surprendre de nouveau avec IC-02 Bogotá.
Unknown Mortal Orchestra met de côté l’aspect plus conventionnel de sa musique pour aller puiser vers les improvisations. Beaucoup d’entre nous se souviendront du premier volet IC-01 paru en 2018 nommé Hanoi et bien voici le second volume dédié à la ville de Bogotá. Définitivement instrumental, Ruban Nielson et ses compères nous offriront des jam sessions cosmiques et psychédéliques, à en juger le morceau d’ouverture hypnotique du nom de « Earth 1 » avec cette mélodie jouée à la flûte et cette rythmique lancinante prenant aux tripes avant de laisser place au groove à la fois soyeux et cradingue de « Earth 2 » ainsi que de « Earth 3 » où les synthés lo-fi et cette rythmique cosmique et dépaysante mènent la danse comme jamais.
Il y a beau avoir une thématique à la fois terrestre et céleste sur IC-02 Bogotá, mais les improvisations d’Unknown Mortal Orchestra possèdent une allure extraterrestre. Entre les ambiances lounge dignes de Stereolab de « Heaven 7 » et des moments plus percussifs de « Underworld 1 » et « Underworld 4 », l’inventivité du groupe néo-zélandais atteindra son paroxysme avec la conclusion ensorcelante du nom de l’hyperactif « Underworld 6 » avec sa rythmique frôlant la jungle et cette fantaisie sonore rappelant quelque peu Pink Floyd. A travers cette nouvelle série d’improvisations, tout laisse à penser que Unknown Mortal Orchestra sait dérouter son auditoire comme bon lui semble.
Note: 7/10
