
Il y a trois années de cela, Welcome Strawberry avait débarqué sur nos ondes avec un premier album qui n’a malheureusement jamais été chroniqué dans nos colonnes. Mais toujours est-il que nous avions apprécié ce subtil mélange de shoegaze et de dream-pop raffiné de la part de la formation venue tout droit d’Oakland. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour eux de nous enivrer en ce milieu d’été avec leur successeur tant attendu du nom de desperate flower.
Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par la grâce infinie de ces dix compositions cristallines et éthérées que nous offrent Welcome Strawberry. Démarrant en douceur avec « fragrance net » aussi bien onirique que psychédélique, Cyrus VandenBerghe et ses acolytes réussissent à dépayser son auditoire avec ces mélodies célestes et pleines de reverbs notamment lors des écoutes de « doings a wrath » et des riffs jangly dignes de Johnny Marr sur « violets & honey » qui suivent et qui auront de quoi nous envoûter jusqu’au bout.
Il faudra ainsi considérer ce desperate flower comme une bande-son idéale de nos songes estivales. C’est en vacillant entre dream-pop, shoegaze, lo-fi et pop psychédélique que Welcome Strawberry saura nous ensorceler de bout en bout avec les aériens « nursery loop » et « memory cube » avant de marcher sur les pas de Neutral Milk Hotel et d’Apples In Stereo de façon élégante. On y décèle un côté Whirr sur « like a tulip » mais également The Cure du début des années 1980 sur « cheek scratchers » prouvant que Welcome Strawberry sait maîtriser ce son kaléidoscopique à bon escient.
Il ne manquera plus que des perles poétiques telles que « simplesyrup » et « unraveled smiles » pour que le groupe d’Oakland puisse ensoleiller un peu plus cette saison estivale. Et on n’est pas prêt de penser que desperate flower puisse faire partie d’un des disques les plus majeurs non seulement de l’été mais de l’année en raison de ce périple onirique et enchanteur.
Note: 9.5/10
