
Beaucoup d’entre nous ont découvert Debby Friday avec son premier album, le désormais incontournable Good Liht paru il y a deux années de cela. L’artiste de Toronto a ainsi connu une incroyable consécration avec son univers musical rayonnant et hors du commun lui ayant valu un prix Polaris, rien que ça. Maintenant qu’elle est sur tous les fronts, elle fait son retour avec son successeur tant attendu du nom de The Starrr Of The Queen Of Life.
Debby Friday continue de nous enivrer avec ce virage électro-pop lumineux qu’elle a entamé avec son premier album. On en veut pour preuve des compositions dansantes et légères telles que « 1/17 » et « All I Wanna Do Is Party » qui ouvrent les hostilités avec ces tubes taillés pour le club prouvant que l’artiste d’origine nigériane n’a toujours pas froid aux yeux. Bien au contraire, elle continue de sortir des sentiers battus tout au long de ce The Starrr Of The Queen Of Life avec des moments audacieux tels que l’électro-rap quelque peu indus de « Lipsync » ou les aspects hyperpop de « Arcadia » aux faux airs de la regrettée SOPHIE tout en alternant l’anglais et le français de la plus belle des manières (« Je suis un rêve, le fruit de votre imagination »).
Il y en a pour tous les goûts tout au long de ce The Starrr Of The Queen Of Life. Tantôt effréné sur « In The Club » en compagnie du trio techno de Detroit HiTech le temps d’un « In The Club » (qui n’est pas une reprise de 50 Cent, rassurez-vous) tantôt éthéré sur « Alberta », Debby Friday ne recule devant rien tout en élargissant un peu plus ses horizons. Empreints de sonorités latines sur « Higher » ou plus drum’n’bass sur « Bet On Me », l’artiste canadienne brille de mille feux tout au long de ce second disque qui se clôt sur des sonorités plus alt-pop avec « Darker The Better ». The Starrr Of The Queen Of Life sera à coup sûr un des disques les plus fiévreux de cet été tandis que Debby Friday prône la bienveillance et la confiance en soi de la plus belle des manières.
Note: 8/10
