Blush – Beauty Fades, Pain Lasts Forever

Il y a deux années de cela, un jeune groupe inconnu au bataillon a réussi à conquérir les cœurs de plus d’un avec un premier album du nom de Supercrush. Il s’agit de Blush qui est une formation de dream-pop/shoegaze venu tout droit de Singapour qui nous aura enivré pendant un bon bout de temps. Il s’agit aussi de la dernière signature en date de Kanine Records qui continue de miser sur ses plus beaux chevaux, avec l’arrivée de leur successeur tant attendu du nom de Beauty Fades, Pain Lasts Forever.

Il suffit de fermer les yeux et de se laisser guider par la délicatesse des compositions telles que le morceau d’ouverture nommé « X My Heart » rapidement dépaysant laissant place aux éthérés « Poison The Well » et le très pop et clean « Heartbreak Café » aux refrains des plus catchy. Blush réussit cette prouesse à allier mélodies célestes et distorsions lourdes afin de créer un magnifique contraste entre shoegaze et dream-pop notamment lors des arrangements peaufinés tels que « T.V. Mind » ou encore « Love Is A Dog From Hell ».

Sur Beauty Fades, Pain Lasts Forever, Blush brouille les pistes entre le chaos et l’harmonie à bon escient sans oublier cette capacité d’allier chants cristallins et d’autres dissonants. Que ce soit lors des écoutes de « Lover’s Speed » ou bien même de « Ultrablue! », le groupe n’aura pas fini de nous surprendre par cet aspect dynamique qui habille ces dix compositions à la fois pêchues et célestes. Mais petit à petit, la formation virevolte vers un mur du son oppressant avec entre autres les textures soniques hors du commun de « Everything Was Made In Spring » et de la conclusion beaucoup plus heavy nommée « Swallowing 999999 Needles » avec ces lourdes distorsions et des chants lorgnant vers le screamo pour plus de sensations. Vous l’avez compris, Blush opte pour la surprise sans pour autant trahir ses origines musicales pour autant à travers ce second disque des plus réussis.

Note: 8.5/10