
On avait laissé Superpoze en pleine forme avec son précédent album remarquable du nom de Nova Cardinale (chroniqué ici). Suite à cela, le producteur caennais s’est quelque peu mis en retrait afin de laisser place à des collaborations à la pelle et d’autres projets pour les moins aventureux. Après avoir réédité son premier album estampillé classique il y a peu de temps, l’heure est venue pour lui de frapper fort avec Siècle.
Pour cette nouvelle aventure musicale, Superpoze repousse les limites de sa créativité à travers ces huit nouvelles compositions ô combien cinématographiques. Siècle brouille les pistes entre ombre et lumière, beauté et âpreté tandis que le producteur caennais mettra de plus en plus en avant les rythmiques sorties tout droit de sa boîte à rythme TR-909 afin d’ajouter un peu de rythme sur des titres tellement saisissants à l’image de « Statues » en guise d’ouverture.
On titube entre espoir et désillusion où les textures organiques lumineux (piano, cordes…) côtoient les machines froides et imparables avec entre autres « Obsession » ou bien également « Ravenne, 1321 ». Superpoze cohabite les voix spectrales au beau milieu de ce paysage sonore immersif comme si on traverse la Terre à travers ces différentes ambiances notamment sur « Gosélia / Fragments » où l’on retrouve Yndi à la guitare mais aussi sur des moments beaucoup plus contemplatifs tels que « Mue » et « Terre » qui ne résultent de la beauté fragile. On retrouve ainsi tous les talents de compositeur de Superpoze qui n’auront pas fini de nous émouvoir à travers ce Siècle qui captive aussi bien les oreilles que le cœur.
Note: 8.5/10
