Superpoze – Nova Cardinale

La dernière fois que nous avions eu des nouvelles de Superoze, cela remonte à l’année 2017 lorsqu’il a publié son second disque nommé For We The Living (chroniqué ici). Le musicien et producteur caennais avait marqué un grand coup et lui a permis d’ouvrir la porte aux collaborations avec Lomepal, Alex Beaupain ou encore Nekfeu entre autres. Petit à petit, le jeune prodige disparaît de la circulation afin d’effectuer un retour en puissance avec son troisième disque qui s’intitule Nova Cardinale.

Avec ce troisième album, Superpoze opte pour un virage musical des plus somptueux. Armé de son TR-909, il assume d’emprunter des territoires plus néo-classiques où les aspects électroniques épurés se mêlent à des sonorités beaucoup plus organiques avec des somptueuses pièces telles que « Parabel », « A Ballet of Life and Death » et « Geneva » où le normand n’hésite pas à se rapprocher entre Rone et Steve Reich en termes d’influences tout en faisant parler ce côté cinématographique qu’il affectionne tant.

Convoquant les instruments classiques (cordes, piano, chorale éthérée) et sa TR-909, Superpoze continue de nous surprendre avec Nova Cardinale. Que ce soit sur « Avril, mai », « To Build A Fire » ou sur « Cardinal Point », le prodige normand virevolte entre grâce et optimisme à chaque note épurée et onirique. Et plus on avance dans ces points cardinaux qui sont lui-même bâtis par le caennais, plus on vogue vers la lumière avec « Naïades » et « Song For Abel » qui sont symptomatiques du virage musical que Superpoze a entrepris avec tant d’ambition et de réussite.

Note: 8.5/10