
Il aura fallu que la BBC puisse valider The Last Dinner Party pour que la machine puisse se mettre en marche. Le quintet britannique a tout raflé sur leur passage avec leur premier album nommé Prelude To Ecstasy début 2024 leur ayant permis d’avoir une ascension stratosphérique avec leur opéra-rock dantesque. Et vous pensez qu’elles allaient en rester là ? Vous vous mettez le doigt bien profond car elles sont là pour s’imposer définitivement avec leur successeur nommé From The Pyre dix-huit mois plus tard.
Bien entendu, les détracteurs de The Last Dinner Party vont penser qu’elles vont se cantonner à refaire la formule digne de « Nothing Matters » sur tout l’album. C’est mal connaître nos cinq protagonistes qui décident de nous offrir une véritable odyssée musicale avec From The Pyre. Démarrant en trombe avec « Agnus Dei » des plus langoureux et bigarrés, Abigail Morris et ses acolytes nous offre une bonne dose de théâtralité qui continue de nous offrir quelque chose d’épique avec des midtempos bariolés finement arrangés à l’image de « Count The Ways » ainsi que de l’énergie fougueuse et ô combien groovy de « Seond Best » qui suivent de très près.
En définitive, The Last Dinner Party ira encore plus loin dans leur démarche tandis qu’on se laisse happer par le songwriting aussi bien éloquent que fascinant d’Abigail Morris. Ses talents de storytelleuse permettront de nous immiscer dans chacun.e des personnages sur des tubes efficaces comme le quasi-glam « This Is The Killer Speaking » avec ce refrain incroyable que l’on scandera dans les stades ou bien encore « Rifle » marchant sur les pas de Joni Mitchell. From The Pyre poursuit dans cette voie avec entre autres des moments denses comme les rythmiques tribales de « Woman Is A Tree » ou le plus imparable « The Scythe » où elles marchent sur les pas d’ABBA, Florence & The Machine ou bien encore de Kate Bush. Mais elles font preuve d’une originalité folle notamment au niveau des arrangements notamment sur des moments plus solennels et riches en émotion à l’image de l’incroyable « I Hold Your Anger » et de la plus mélancolique « Sail Away », à un tel point que cela en devienne fascinant.
Il ne manquera plus qu’un « Inferno » en guise de conclusion entraînante pour rappeler que The Last Dinner Party nous rappelle qu’elles n’auront pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs. Avec From The Pyre des plus triomphaux, le groupe britannique réussit à se démarquer de nouveau par son univers à la fois viscéral, flamboyant et ô combien soigné et est prêt à embraser de nouveau les foules pour les prochains jours à venir.
Note: 8.5/10
