Primevère – III

Le point commun entre Ropoporose, Paradoxant ou encore Namdose se tient en deux noms: Romain Benard. Le musicien ayant fait parti de ces formations poursuit ses ambitions musicales avec son side-project solo qu’est Primevère possédant deux disques emblématiques à son actif. Après trois années de silence radio, le voici de retour avec son troisième volet tant attendu.

A travers ces douze nouveaux titres parfaitement ciselés, tout nous laisse à penser que Primevère puise son inspiration auprès de l’indie pop anglo-saxonne. A mi-chemin entre Aldous Harding et Cate Le Bon, l’artiste continue de se dévoiler avec tant d’élégance comme sur « Cérémonies » plantant le décor après une introduction cotonneuse. Les arrangements organiques et taillés sur mesure accompagnent le storytelling aussi autobiographique que fantaisiste notamment lors des écoutes des compositions immersives comme « Phosphore » et « Coeur » qui n’auront pas fini de nous étonner à chaque écoute.

La plume tantôt surréaliste tantôt impressionniste de Primevère contient son lot de trésors sur ce troisième volet que contient entre autres « Rêve » et « Horizon » des plus contemplatifs. L’artiste réussit à nous enivrer à travers ce voyage musical ô combien dépaysant à l’image de « L’Amour et la Colère » ou bien de « La Couleur » avec cette poésie pour la moins onirique et élégante avant de tutoyer les hautes sphères avec « La Beauté » ainsi que la sublime conclusion presque céleste du nom de « Ornières ». Un troisième volet à mi-chemin entre pop de chambre intimiste et chanson orchestrale aux relnts anglo-saxons qui réussira à transporter son auditoire dans de nouvelles contrées.

Note: 7.5/10