
Marek Zerba n’est clairement pas du genre à se reposer sur ses lauriers, bien au contraire. On venait à peine de digérer son précédent album nommé Bourgeoisiveté paru en décembre dernier que notre protagoniste continue de battre le fer tant qu’il est encore chaud. Voici venir son successeur tant attendu du nom de Frousse paru le jour d’Halloween. BOUH !
Notre dandy des temps modernes décide de miser sur l’impact et non sur l’analyse. Ces dix nouveaux titres permettront à Marek Zerba d’afficher une facette beaucoup plus viscérale que jamais et on en veut pour preuve le morceau d’ouverture nommé « Dahmer » frôlant de très près les relents shoegaze. Frousse brouille de nouveau les pistes entre le personnage et l’autobiographie à travers d’autres moments ensorcelants que sont « Lune rouge » et « Bataclan » qui suivent et qui suffiront pour nous foutre les jetons.
L’impact est bien senti, c’est certain mais ce n’est pas tout. Marek Zerba poursuit cette exploration viscérale de façon clinique avec entre autres « Hontes hantées » et « Le Grappin » en ligne de mire. Frémissant avec « Les Aphtes & Les Orties » et « Chair de Poule », Frousse continue de nous hanter avec cette montée en puissance vertigineuse exprimée sur « Nuit Polaire » avant de s’achever sur un « Revolver quadrisécable » qui symbolise ce cri enfin libéré. Plus cathartique que ses prédécesseurs, ce quatrième album de Marek Zerba vacille habilement entre tendresse et frissons.
Note: 7.5/10
