
Beaucoup se souviennent du premier album de Thomas Dollbaum qui se nommait Manning Fireworks il y a deux années de cela maintenant. L’artiste pluridisciplinaire venu tout droit de la Nouvelle-Orléans a fait une entrée remarquable avec son univers flottant et chatoyant qui viendra prendre son envol avec l’arrivée de son successeur qui s’intitule Birds of Paradise.
Et c’est avec l’aide de l’indispensable et de l’incontournable MJ Lenderman que Thomas Dollbaum poursuit sa magnifique percée. Birds of Paradise compte brouiller les pistes entre folk, country, Americana et heartland rock afin de nous embarquer dans cette odyssée fascinante prenant de l’ampleur dès le départ avec le dépouillé « Visitation » notable par cette narration si poignante et attachante. Très vite, il viendra enfoncer le clou avec les plus électriques « Dozen Roses » ainsi que « Rabbits » et « King’s Landing » qui accompagneront avec brio le storytelling poignant et méditatif du musicien et poète américain.
Thomas Dollbaum pourra aussi compter sur la patte de MJ Lenderman qui fait fureur notamment sur des moments chargés en émotion à l’image de « Coyote » mais également de « Waterbirds » aux harmonies impeccables. Avec Birds of Paradise, il marche aussi bien sur les pas de My Morning Jacket que de Band of Horses avec un songwriting digne d’un Damien Jurado et le fait avec beaucoup de réussite, notamment sur le plus bluesy « Pulverize » aux faux airs de The Magnolia Electric Co. mais aussi sur la conclusion absolument vibrante du nom de « Blue Meets Blue » entre autres. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce Birds of Paradise un disque triomphal et authentique.
Note: 8.5/10
