
En l’espace de quatre albums, Tryangle Man a réussi à entretenir son mystère autour de lui. L’artiste de producteur londonien s’est fait remarquer avec son style musical singulier qui avait donné naissance à un univers hors du commun. Deux ans après son précédent album nommé Discovery Of Pangea, l’heure est venue pour lui de faire son grand retour avec son successeur qui s’intitule Hotel Defou.
Une fois n’est pas coutume, Tryangle Man tire son épingle du jeu tout au long de ces onze nouvelles compositions instrumentales. Hotel Defou viendra nous emmener ailleurs dès le morceau-titre introductif avant d’enfoncer le clou avec « Elevator Music » et « Swimming Pool » qui suivent et qui témoignent de la fusion musicale toujours aussi singulière et détonnante.
C’est en brouillant les pistes entre deep house, jazz et ambient que Tryangle Man continue de tirer son épingle du jeu. Hotel Defou privilégie les arrangements organiques et électroniques pour un résultat immersif, notamment sur les paysages sonores intergalactiques comme « Lemon Squeeze » mais encore « Please Do Not Disturb » et le bien-nommé « House Of Desired Funk ». Impossible de ne pas succomber aux sept minutes divines de « When We Met » où cette fusion musicale saura nous emporter au lointain avant qu’une bonne touche d’émotion ne s’invite sur la conclusion plus épurée et mélancolique menée au piano qu’est « Postcard To Edith » aux abords du néo-classique.
Une autre preuve que Tryangle Man n’aura pas fini de nous étonner avec cette expérience musicale absolument inouïe.
Note: 7.5/10
