
On avait laissé The Menzingers en pleine forme avec leur précédent album nommé Some Of It Was True il y a moins de trois années de cela maintenant. Le groupe de punk de Scranton n’aura donc pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs, et on en veut pour preuve l’arrivée de leur successeur tant attendu du nom de Everything I Ever Saw.
Très rapidement, The Menzingers continue de se renouveler afin de mieux nous surprendre. Everything I Ever Saw s’ouvre sur un « Chance Encounters » étrangement plus posé mais toujours aussi électrique et dès lors affiche le tableau: le groupe de Scranton tente de faire l’inventaire après que Tom May (chant, guitare) et Greg Barnett (chant, guitare) aient pris suffisamment de recul sur sa vie. Et c’est à travers des morceaux beaucoup plus arrangés que jamais à l’image de « Better Angels » ou encore de « Romanticism » qui suivent et qui permettent de mieux comprendre les zones de turbulence que la formation a traversé ces dernières années;
Grâce à l’apport du producteur Will Yip, The Menzingers élargira ses horizons musicaux en ajoutant des influences plus heartland rock, notamment lors des écoutes de « Other People’s Money » ou encore de « The Fool ». Bien évidemment, ce seront des textes introspectifs qui réussiront à nous émouvoir où il est question de mariage pour l’un et de divorce pour l’autre sans être divergent bien au contraire. Que ce soit sur « Nobody’s Heroes » ou encore sur « When She Enters My Dreams », jamais le groupe n’a sonné aussi convaincant et solennel avant que n’interviennent d’autres écrins de lucidité notamment sur « Breathe With Me » et sur « Parade Day ». Il ne manquera plus que la conclusion du même nom pour que ce nouveau disque aussi cathartique que libérateur affiche un nouveau départ pour The Menzingers plus affirmé que jamais.
Note: 7.5/10
