
Hors de question pour Art d’Ecco de se reposer sur ses lauriers. Le musicien originaire de Vancouver était sorti des sentiers battus avec son précédent album nommé Serene Demon paru l’an dernier et qui fut de sacrée qualité. Dix-huit mois plus tard, il viendra nous étonner une fois de plus avec son successeur tant attendu du nom de Scheele’s Green.
Et autant vous dire qu’Art d’Ecco n’aura pas fini de nous étonner pour ce nouveau disque. L’artiste affiche clairement ses revendications en abordant de nombreuses thématiques, à savoir le contexte sociopolitique bien anxiogène où la ICE sévit tandis que la guerre en Ukraine continue de couler l’encre. Mais c’est aussi l’occasion pour notre protagoniste d’étonner son auditoire en élargissant ses horizons, comme le prouve le morceau d’ouverture nommé « The Death of Indie » pour le moins électrique et fougueux parlant du fait de voir le monde s’écrouler face à la montée de l’insécurité et du fascisme avant d’enfoncer le clou avec des compositions pour les moins denses comme « Like Trilby » ou encore « Catch 22 » qui suivent de très près.
Art d’Ecco nous embarque dans cette dystopie à la fois fascinante et dérangeante qu’est ce Scheele’s Green. Autant vous dire que les influences arty prendront une tournure beaucoup plus incisive et combative avec entre autres « How Real Is Real? » ou bien même « The Wolf » qui viendront ensorceler son auditoire avec également « Break & Enter » ou « Beware of Dog » qui distillent cette excentricité de façon originale. Après un court moment de répit avec le plus enivrant « Darien Gap », l’artiste repart en guerre avec une conclusion épique du nom de « Endings For Beginners » où il imagine un nouveau monde afin de repartir sur de bonnes bases.
Et c’est comme cela qu’il faut interpréter Scheele’s Green: cette optique de tout détruire pour mieux reconstruire. Une optique qui va à ravir notre Art d’Ecco qui redéfinit son univers musical de façon élégante.
Note: 8/10
