Visible Cloaks – Paradessence

La dernière fois que nous avions eu des nouvelles de Visible Cloaks, il fallait remonter à l’année 2017 avec leur second album nommé Lex. Oui, presque plus d’une décennie en effet. Et pourtant, le duo composé de Spencer Doran et de Ryan Carlile n’a pas chômé pour autant car on se souvient des collaborations prestigieuses avec Yoshio Ojima et Satsuki Shibano entre autres. Mais toujours est-il qu’ils viendront mettre un terme à ce silence radio avec leur troisième album nommé Paradessence.

Dès le premier morceau nommé « Apsis », on navigue dans un univers pour le moins particulier. Visible Cloaks sait manier leurs influences ambient en mélangeant aux sonorités étrangement métalliques et digitales de la plus belle des manières avec également les moments à la fois méditatifs et instables « Balloon » ou encore « Slippage » puisant leur inspiration auprès du kankyō ongaku japonais. De quoi aborder ce Paradessence de façon originale, en soit avec l’hypnotique « Telescopping » où on pensait entendre un Mellotron et une chorale au lointain.

Visible Cloaks enfonce le clou en sortant son carnet d’adresses afin de prolonger cette aventure musicale si mystérieuse. On retrouve entre autres Motion Graphics sur « Disque » notable par sa complexité de ses arrangements mais encore Yoshio Ojima et Satsuki Shibano à deux reprises sur « Shapes » et « Thinking »  sans oublier Ioana Șelaru le temps d’un « Intarsia » ensorcelant. Mais toujours est-il que le duo de Portland continue de nous hypnotiser à travers ces synthés dreonesques ainsi que ces textures venues d’ailleurs faisant effet sur « Zinna », « Steel » notable par cette montée en puissance et sur « Capgras » entre autres avant que le Componium Ensemble vienne relever le tout avec la conclusion beaucoup plus atmosphérique du nom de « System ».

Et en ce sens, Visible Cloaks signe un grand retour avec ce Paradessence où les influences ambient arpentent des chemins inédits afin de mieux ensorceler son auditoire.

Note: 8/10