
Lorsque Alela Diane fait son retour, cela reste toujours un événement. On avait laissé notre protagoniste en pleine forme avec un Looking Glass des plus glorieux il y a quatre années de cela maintenant. Il est désormais plus nécessaire de rappeler ses faits d’arme donc autant passer à l’essentiel avec l’arrivée de son successeur tant attendu du nom de Who’s Keeping Time ?.
Pour son huitième album, Alela Diane continue de parler de l’impact de sa récente maternité qu’elle avait déjà abordé sur son prédécesseur mais avec plus de profondeur et de recul. Who’s Keeping Time? s’ouvre sur un « California » des plus bouleversants où l’artiste de Nevada City évoque ses souvenirs de façon doux-amer avant de prendre le large avec de sublimes compositions folk lumineuses dont seul elle a le secret telles que « Galloping » et « In My Own Time » entre autres.
Mais ce nouveau disque est l’occasion idéale pour Alela Diane de rendre un sublime hommage au légendaire Michael Hurley, comme l’atteste la magnifique « Spring Is A Fine Time To Die ». Mais beaucoup de clins-d’œil musicaux au musicien sont à distiller tout au long de Who’s Keeping Me There? notamment sur des compositions cotonneuses à l’image de « Dusty Roses » mais également de « Wide Open Spaces » ainsi que de « To Be Kind ». Au milieu de ces recueillements introspectifs mettant du baume au cœur, elle en profite pour pousser une gueulante envers l’administration du fou du bus sur les accents Americana de « Piss, Coffee, Blood or Wine? » critiquant l’hypocrisie et le double standard prouvant qu’elle a de sacrées convictions.
Il ne manquera plus qu’un « Endless Waltz » en guise de conclusion à la fois sereine et cristalline pour nous rappeler qu’Alela Diane n’aura pas fini de nous bouleverser. Avec Who’s Keeping Time?, l’artiste de Nevada City privilégie la sincérité et la simplicité pour un résultat des plus vibrants.
Note: 8/10
