
Tout le monde se souvient de l’entrée en matière de Dea Matrona avec leur premier album nommé For Your Sins il y a deux années de cela maintenant. Le duo indie rock irlandais composé de Mollie McGinn et Orláith Forsythe a pu connaître une véritable ascension grâce à BBC Radio 1, à un tel point où elles ont joué à Glastonbury ce qui n’est pas rien. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour elles de récidiver avec leur successeur nommé Hate That I Care.
Alors que vont nous réserver Dea Matrona ? Et bien, Hate That I Care s’ouvre avec le morceau-titre où les deux irlandaises iront emprunter un virage plus pop-rock où elles abordent des thèmes personnels et politiques. C’est également le cas avec des moments pour les moins incisifs tels que « My Own Party » aux faux airs de Phil Collins ou bien encore le plus bluesy « A Rebel Song » où elles comptent frapper du poing sur la table. Seulement c’est à travers des influences dignes de The Cranberries ou de Fleetwood Mac qu’elles iront porter leurs revendications.
C’est d’autant le cas lors des compositions comme « Aisling » presque goth dans l’âme et le plus grungy « Wait » sentant bon la FM où Dea Matrona saura cracher leur venin comme bon leur semble. Aussi bien intime que politique, Hate That I Care compte réveiller le troisième œil de son auditoire avec les flamboyants « Magic Spell » et « Siren Song » avant de se dévoiler à nous sur la conclusion beaucoup plus pop avec la conclusion honorable du nom de « Told U I’m Strange ». On pourra reprocher à juste titre ce virage plus accessible qu’entreprend Dea Matrona sur ce second disque mais il n’empêche que les deux irlandaises prouvent qu’elles n’ont pas la langue dans leur poche.
Note: 7/10
