
Ce qui est sûr, c’est que Vonfelt n’a laissé personne indifférent avec l’arrivée de son premier EP. Après avoir fait ses premières armes auprès de Petit Prince, notre protagoniste était sorti des sentiers battus avec sa pop psychédélique intergalactique et labyrinthique absolument hors du commun qui lui a permis d’obtenir un sacré succès d’estime. Trois années plus tard, il fait son retour avec son successeur qui s’intitule Velours.
On retrouve sept nouvelles compositions où Vonfelt enfonce le clou pour notre plus grand bonheur. Démarrant en trombe avec un « Touché » des plus hypnotiques, l’artiste strasbourgeois renoue avec sa voix mi-chanté mi-parlé qui ajoute une certaine tension de bout en bout avec d’autres perles psychédéliques et ensorcelantes telles que « Pourquoi » et « La Nuit » entre autres. C’est en marchant sur les pas d’Etienne Daho, de LCD Soundsystem et de Bashung que Vonfelt tire son épingle du jeu, surtout lorsqu’il convie Lescop le temps d’un « Tais-toi » vrombissant avant de prendre le large avec des moments à la fois soyeux et cérébraux que sont « Bientôt » s’étirant sur six bonnes minutes jouissives et la conclusion glorieuse et hallucinogène du nom de « Bonps ». Si l’année 2023 était l’année de la révélation pour Vonfelt, l’année 2026 sera l’année de la consécration avec ce Velours qui défie le mur du son.
Note: 8/10
