Laure Briard – Voyage Mental

Si il y a bien une bonne nouvelle en ce début de mois de juin, c’est bel et bien le retour de Laure Briard. Il faut dire que cela fait tout de même trois années que nous étions sans nouvelles de sa part depuis son album nommé Ne pas trop rester bleue sentant bon le désert californien. Allons savoir ce qu’elle nous a réservé pour son tout nouveau disque tant attendu du nom de Voyage Mental.

Pour ce nouveau périple musical, Laure Briard continue de tracer sa route en culminant toutes les sonorités qu’elle a exploré lors de ses précédents projets. Mais il n’empêche qu’elle continue de nous bercer tandis qu’elle apporte une réflexion mûre et poétique sur cette envie de moins partir à l’aventure avec le temps qui passe, notamment sur l’entrée en matière nommée « Rocking Chair » absolument voluptueux où on la retrouve à mi-chemin entre ascensions yéyé et envolées psych-folk californiennes. Elle récidive de nouveau avec d’autres compositions poétiques telles que « Le Train » et « Miroir » qui continueront de nous enivrer comme jamais, à la hauteur de ce Voyage Mental si somptueux.

Bien entendu, Laure Briard n’est pas toute seule dans ce périple musical hors du commun car elle peut compter sur l’aide de Gaetan Nonchalant derrière les commandes sur le morceau-titre ainsi que sur les radieux « Surprises » et « Force Invisible », sans oublier Sarah Maison qui pose sa patte sur lé flottant « My Two Hours of Sleep » et Leo Blomov qui lui signe un « Respire » absolument haletant. On retrouve également un duo au sommet avec F.J. McMahon avec un « Golden Sun » exceptionnel sentant bon les années 1960 à plein nez avant que notre protagoniste rend hommage aux grands espaces et aux longs couchers du soleil au bord de la mer à travers d’autres compositions douces-amères et dépaysantes comme « C’est quoi ces gens » et « Astrale Maison » en guise de conclusion ô combien scintillante.

Laure Briard signe ici un Voyage Mental ô combien poétique. Chaque disque vaut absolument son pesant d’or mais ce qui frappe d’emblée, c’est à quel point la nostalgie est maître clé de ce périple musical plein de délicatesse et de douceur comme on en fait plus.

Note: 8.5/10