
Il aura suffi de trois EPs remarquables pour que Maripool puisse se faire une place confortable dans le paysage indie britannique actuel. De son vrai nom Natacha Simões, l’autrice-compositrice-interprète d’origine portugaise mais basée à Londres fait partie de ces révélations indie pop prêtes à prendre d’assaut le game avec ses influences musicales absolument bien senties, comme l’atteste son premier album événement du nom de Rotten Luck.
Impossible de ne pas penser aussi bien à Snail Mail des débuts mais également à Wednesday et à Alex G lors de l’écoute de ces neuf nouvelles compositions placées sous le signe du DIY. En incorporant des touches tantôt shoegaze tantôt midwest emo sur sa bedroom-pop à la fois lo-fi et fuzzy, Maripool, accompagnée d’un live band, tire son épingle du jeu avec des titres pour les moins impeccables comme « Glue » qui ouvre les hostilités avant que n’interviennent d’autres moments enthousiasmants à l’image de « Real Me » ou encore des moments plus doux-amers que sont « Favourite » et « Crossing » qui suivent.
Rotten Luck est l’occasion pour Maripool d’élargir sa palette musicale grâce à son songwriting si éloquent. C’est en sortant de sa zone de confort notamment sur l’instrumental ambitieux du nom de « Lucky Stars In The Sky » où les guitares s’entremêlent au fur et à mesure avant que retentisse un crescendo orgasmique. On citera également des morceaux tels que « Close » et « Little Bones » qui mettront du baume au cœur et qui permettent à notre protagoniste de s’ouvrir à nous avant qu’une touche d’émotion suffise pour nous toucher notamment sur « Alone Tonight » et sur la conclusion poignante du nom de « Stuck ». Nous avons ainsi un premier album humaniste et somptueux permettant de présenter l’univers de la musicienne qui a son destin tout tracé. A suivre de très près.
Note: 8.5/10
