Fakear – a nice place to be

On se souvient quand Fakear nous avait présenté sa mixtape dansante du nom de Open World en décembre dernier. Suite à cela, on a découvert une nouvelle facette du producteur caennais qui a délaissé quelque peu les ambiances contemplatives et dépaysantes pour aller tâter le dancefloor grâce à l’expérience B2B qui l’a marqué. Et ce n’est pas un hasard si il récidive avec un huitième album nommé a nice place to be.

Mais n’appelez pas a nice place to be un disque dancefloor pour autant. Fakear imagine un disque où ‘on peut pleurer en dansant. Et c’est en assumant ce virage bass music à travers des bangers à la fois rythmés et contemplatifs tels que « blue (i’m happy now) » où le producteur caennais met clairement les pieds dans le plat mais également « those trees » et « l’aube » qui suivent. On retrouve sa manière de découper les samples vocaux de façon émouvante à travers des rythmiques explosives qui claquent, à la frontière de la bass house.

Bien entendu, a nice place to be peut offrir quelques moments de quiétude et de mélancolie pure et dure comme « brink of time (interlude) » mais Fakear assume définitivement ce virage club. Ce n’est pas un hasard si on retrouve Jesse MacCormack le temps d’un « go away » des plus hypnotiques avant d’accélérer quelque peu les BPM sur « EMOTE » ou encore sur « sage and lavender » et « don’t leave me », jusqu’à aller vers la jungle sur « waking up is better with you ». Après un dernier tour de passe-passe avec la conclusion beaucoup plus contemplative du nom de « souvenir », le producteur caennais réussit parfaitement ce virage sans jamais trahir ses origines. Aussi rythmé que personnel, Fakear réussit à livrer un disque taillé pour les clubs et riche en émotions.

Note: 8/10