Personal Trainer – Human Assholes

C’est en maintenant le rythme d’un album tous les deux ans que Personal Trainer réussit à susciter son intérêt. On avait laissé le groupe originaire d’Amsterdam avec leur précédent album nommé Still Willing il y a deux années de cela et qui fut sacrément remarquable. On avait hâte de savoir ce que Willem Smit et ses compères nous réservent avec leur successeur qui s’intitule Human Assholes.

Après une courte introduction cuivrée de 15 secondes, Personal Trainer nous entraîne dans leur mosaïque musicale absolument débridée et incisive. Human Assholes déborde d’imagination tout au long de ces quinze compositions hors du commun dont les influences alt-country de « Scrambled Egg » confrontés aux sonorités jangly de « Punchy Drunk Love » prouvant que Willem Smit laisse enfin libre cours à sa créativité débordante après toutes ces années. C’est ainsi que l’on découvre un groupe en perpétuelle mutation arpentant de nombreuses sonorités en tous genres.

Human Assholes passe du coq à l’âne sans jamais désorienter son auditoire et avec cette même fougue si reconnaissable. Plus chaleureux et plus organique que ses prédécesseurs, il n’en reste pas moins charmant avec entre autres des moments accrocheurs tels que « Bone » mais encore « Moping » et « Barely Guillaume » où l’on suit le parcours initiatique et thérapeutique de Willem Smit. Bien évidemment, un peu d’originalité est la bienvenue avec les cuivres mariachi qui font leur entrée sur le percussif « Hole » aux faux airs de Dirty Projectors ou encore le morceau-titre cuivré absolument hypnotique tout comme l’ascenseur émotionnel vibrant sur le plus électrique et tendu « Object Permanence » ainsi que la conclusion toute en tongue-in-cheek nommée « Letter From The Scentless Realm ».

Il ne fait aucun doute que Personal Trainer atteint des nouveaux sommets de créativité avec Human Assholes absolument raffiné et audacieux. C’est tout simplement grâce au songwriting si éloquent de Willem Smit qui se laisse guider par ses pulsions afin d’atteindre une sérénité, voire le jardin d’Eden qu’il cherche tant.

Note: 8/10