Gurl – S/T

Il y a trois années de cela, Gurl avait mis tout le monde d’accord avec leur précédent EP nommé Maybe We’re Not Kids Anymore. Le trio indie rock parisien est sorti des sentiers battus avec ce subtil mélange entre surf-garage et post-punk qui narre le difficile passage à l’âge adulte. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour eux de récidiver avec leur véritable premier long-format tant attendu.

Après une courte introduction en toute délicatesse, Gurl met les bouchées doubles avec le plus abrasif « City Call » où l’interprétation faussement nonchalante d’Alexis Krasowski qui brille sur cette fusion entre surf-garage et indie rock lo-fi faisant mouche. Le trio convoque ainsi le sens aigu de la mélodie et l’énergie brute pour en faire un disque pour le moins ambitieux, comme l’atteste des titres aussi imparables qu’attachants comme « Winter » et « Wrong Place » qui n’auront pas fini de nous ensorceler. En définitive, tout nous laisse à penser que la formation parisienne sorte nfin de sa zone de confort.

Gurl nous offre un univers musical beaucoup plus quadrillé et plus assumé que jamais tout au long de ce premier disque basé sur l’intuition. C’est à travers des morceaux accrocheurs comme « Glowing Rock » notable par ce refrain fédérateur qui fera fureur lors des concerts mais encore « Forecast » et « Treasure » qui nous feront bouger la tête pendant un petit bout de temps qu’ils mettront tout le monde d’accord tout comme des ballades plus langoureuses à l’image de « 195 » et de l’onirique « Street’s Dreamer ». Une autre preuve qu’Alexis Krasowski et ses deux compères feront preuve d’une incroyable inventivité tout au long de ce premier disque avec entre autres l’harmonieux « Tomorrow I Will » et de la conclusion plus percutante du nom de « Castle » qui résonneront pendant un bon bout de temps. Plus introspectif et ambitieux que jamais, Gurl affirme clairement leur identité musicale beaucoup plus singulière qu’à l’accoutumée.

Note: 8/10