
Beaucoup d’entre nous ont découvert l’univers musical absolument coloré de Matéo Langlois avec un premier EP du nom de Décoder les cases il y a sept années de cela maintenant. Ce qui a fait la singularité de cet artiste, c’est cette fusion musicale absolument débridée et originale qui interpelle d’emblée, comme l’atteste son premier long-format du nom de Petite Clarté.
A travers ces quatorze nouveaux titres, Matéo Langlois convoque son énergie communicative et originale qui fera fureur à coup sûr. Démarrant en trombe avec « Farine », le musicien convoque riffs de piano sous fond de techno et d’acid house qui nous en fera voir de toutes les couleurs avec également « La clé » notable par ces arrangements de cordes vibrants ainsi que « Relève toi » et le duo banjo/contrebasse sur l’étonnant « Faut pas forcer ». Brouillant les pistes entre yodel, techno et house, Petite Clarté n’est pas avare en surprises.
Et cela ne s’arrête pas là car Matéo Langlois privilégie les grooves brûlants à l’image de « Tes Regards » ou de « Afria Galatéï » pour les moins ensorcelants. Le véritable synonyme de premier album est un chemin de traverse à cause de ce large éventail de sonorités, allant du rock progressif sur « Les pigeons » aux moments plus intimistes sur « Le chameau » et « Mes Frères » avant de s’achever sur un « Simone » à la fois joueur et sensible. Une fois n’est pas coutume, l’artiste mise sur l’imprévisible pour mieux nous bouleverser.
Note: 7/10
