sundots – On The Quay

Il y a deux années de cela, l’indiesphère est tombé sous le charme de sundots. Le projet du musicien Drew K. Collins avait publié un premier disque du nom de Honeyspot qui lui a valu un certain succès critique par la suite. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour le musicien du Connecticut de viser encore plus large avec l’arrivée de son successeur intitulé On The Quay.

Sauf que cette fois-ci, sundots n’est plus un one-man-band mais un quintet. C’est en misant sur l’esprit du collectif que notre protagoniste et ses musiciens viendront nous étonner, en plus sous la houlette de Kevin S. Macmahon (Widowspeak, Real Estate…). On The Quay vacille entre slowcote brumeux, jangle-pop bucolique et indie rock onirique, autant dire que cela fait effet dès les premières notes de « Birthday Song » où les guitares mélodiques et la section rythmique chaloupée mènent la danse. De quoi embarquer dans ce périple doux-amer avec d’autres compositions chatoyantes telles que « Grassy Lawn » et « Getting Away » voulant être un chaînon manquant entre Duster et Galaxie 500.

Une chose est sûre, c’est que sundots maîtrise les richesses harmoniques à souhait. C’est d’autant plus notable lors des écoutes de « Idols » ou de « Distraction » où le gang du Connecticut poursuit cette épopée onirique mais authentique avec également « Someone Else’s Song » et « By The Water » résolument ensorcelants. On The Quay prolonge cette rêverie avec les envolées lyriques qui sont parfaitement exprimées sur « This Life » et sur la magnifique conclusion nommée « kgkgkg » permettant à sundots de repousser les limites de leur créativité musicale. Il en résulte un disque contemplatif, onirique et riche en émotions qui se dévoile à nous au cours d’écoutes répétées.

Note: 9/10