DeWolff – Roux-Ga-Roux

DeWolff-Roux-Ga-Doux

Je l’avais dit sur la chronique du dernier album de Dungen mais le rock psychédélique s’exporte parfaitement bien à l’étranger. Oubliez un peu l’Australie et les Etats-Unis où tout est concentré, les pays européens ne sont pas si en retard que ça, la preuve avec DeWolff, révélé aux dernières Transmusicales de Rennes. Le trio composé des frères Van de Poel et Robin Piso nous vient tout droit des Pays-Bas et en est à son cinquième album intitulé (ATTENTION !) Roux-Ga-Roux.

A l’écoute de ce nouvel opus, on se retrouve en plein milieu des années 1970 mais pourtant on est bel et bien en 2016. Les Hollandais détonnent avec son mélange de blues-rock, de rock psychédélique et de prog-rock et nous embarquent dans un univers riche et coloré. Après une intro éponyme bien fuzzy, le trio surenchérit avec un très bon « Black Cat Woman » aux allures de southern rock qui donne le ton au disque sans oublier sa seconde partie plus orgasmique avec ses chœurs féminins soulful. Il est suivi de près par le classieux et groovy « Sugar Moon » contrastant avec les plus rythmés « Baby’s Got A Temper » comportant un excellent riff d’orgue Hammond sans oublier « Easy Money » et « Stick It To The Man » qui possèdent des airs de Deep Purple. Comme quoi, il y a de toutes les couleurs dans cet opus.

Ce que DeWolff sait faire de mieux, c’est de laisser libre cours à son imagination avec des ruptures d’ambiance à la clé et forcément, cela donne des sacrés monuments qui dépassent les 7 minutes comme sur le jubilatoire « What’s The Measure Of A Man » avec son magnifique bridge guitaristique et sur le maîtrisé « Love Dimension » avec ce fabuleux dialogue entre guitare et orgue. A l’inverse, le trio apporte une touche de douceur pile poil quand on en avait besoin comme sur le soulful « Lucid » et sur la quasi-instrumentale « Tired Of Your Loving You » débutant tout doucement et qui prend de l’ampleur avec des solos de guitare fiévreux suivi d’un orgue agité et d’un rythme qui s’emballe avant un retour au calme vers la fin du morceau. Quand je vous dis que DeWolff aime les improvisations, je ne plaisantais pas.

Pour conclure, Roux-Ga-Roux est une sacrée bonne surprise venue tout droit des Pays-Bas. Ce nouveau disque s’adresse non seulement aux nostalgiques des années 1970 mais aussi à ceux qui ont un béguin pour les improvisations et les compositions racées et accrocheuses. DeWolff réussit parfaitement le compromis entre blues-rock et rock psychédélique à l’ancienne, tout en incorporant aussi bien des influences soul et gospel pour un résultat haut en couleurs. A écouter d’urgence.

Note: 8/10

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